...Il est des matins...

...Il est des matins...
Il est des matins de brumes, des matins où l'aube se lève comme à regret, faisant reculer que tout doucement le voile protecteur de la nuit. Des matins sans lendemains, qui n'éteignent pas les étoiles brillant au ciel de mon lit, quand la lumière se fait hésitante, infiniment tremblante, préférant se diluer dans le brouillard de mes pensées, pâle lueur laiteuse, rendant l'humeur taiseuse... Des matins ou le paysage de ma vie se fait flou, au regard d'un amour un peu fou...

Est-ce la rosée ou les larmes qui emperlent mon visage ? ...

Il est des matins sans romances, simple erreur, nulle inconstance... la rose des sables devient rose de chair, la poussière du désert se fait rocher sous rayon de glace, aucune grand voile ne dépasse la ligne courbe de l'horizon, les yeux se baissent... les yeux se ferment. Regarder tout là haut vers l'astre roi, s'offrir telle sacrifiée sur l'autel des mots, sachant que le choix n'est plus qu'un souvenir vague recouvert d'écume, refluant en pays d'embruns.

Est-ce la rosée ou les larmes qui emperlent ton visage ? ...

Il est des matins qui ressemblent à des crépuscules, soleil couchant sur mon corps vibrant, lame de fond mourrant sur les rivages d'émotion, souffle pur sur pétale de rose, caresse du vent éperdu, hésitant entre doux zéphyr et sirocco sauvage, tempête soudaine, l'oiseau de feu le temps d'un soupir, tourne et virevolte, puis s'enfuit d'un battement de coeur. Le cri enfle et se déchire, s'éffiloche et se casse. Le cri meurt sans un cri. Alors l'ame se fait plume, que je trempe dans l'encre de mon sang, pour dessiner sur le sable, en folles arabesques, le mot magique...

Est-ce la rosée ou les larmes qui emperlent nos visages ? ...

# Posté le vendredi 29 septembre 2006 18:42

...Petit oiseau...

...Petit oiseau...
J'ai un oiseau dans ma tête, sur une autre planète.
Il aimerait bien voler, retrouver sa liberté, rêver, espérer et aimer.... Surtout aimer, mais il est triste son passé...
Un homme, un jour, est entré dans sa forêt, dans son paradis secret puis l'a capturé.
Alors, mon oiseau étonné s'est mis à chanter; comme ça l'homme pourrait l'aimer et ne plus l'enfermer, mais les plus belles mélodies n'ont pas servi et l'homme, peut-être, n'a rien appris!
Alors, il s'est épuisé mon beau passereau, il à changé mon bel oiseau...
Ce qu'il à décidé c'est de renoncer...
Les ailes brisées, il ne pourra plus jamais voler...

# Posté le samedi 30 septembre 2006 06:21

...L'Amitié...

...L'Amitié...
Parle-nous de l'Amitié.

Votre ami est la réponse à vos besoins.
Il est votre champ dont les semailles sont amour et la moisson, reconnaissance.
Au foyer de votre ami, votre couvert est toujours mis et auprès de sa cheminée, il y a toujours une place pour vous réchauffer.
Car vous venez à lui pour apaiser votre faim et vos chagrins.

Quand votre ami vous confie ses pensées, ne craignez pas de le critiquer et ne vous retenez pas de l'encourager.
Et lorsqu'il ne dit mot, que votre cour ne cesse d'écouter ce qui palpite dans son cour.
Car en amitié toute pensée, envie et attente naissent muettes et se partagent avec une joie discrète.
Quand vous devez vous séparer de votre ami, que l'heure des adieux ne vous afflige que peu.
Car ce que vous aimez le plus en sa présence pourra vous paraître plus limpide en son absence.
Le sommet n'est-il pas plus visible de la plaine pour celui qui gravit la colline ?
Il n'est de but dans l'amitié, si ce n'est l'approfondissement de l'esprit.
Car l'amour qui n'aspire pas à révéler son propre mystère n'est point amour, mais un filet jeté sur une prise de futilités.

Que le meilleur de vous même soit pour votre ami.
S'il doit connaître le reflux de votre marée, qu'il en connaisse aussi le flux.
À quoi bon un ami auquel vos ne feriez appel que pour tuer le temps ?
Recherchez plutôt sa compagnie pour des heures pleines de vie.
Car il lui appartient de combler votre besoin mais non point votre vide.
Et dans la douceur de l'amitié, qu'il y ait rire et partage de plaisirs.
Car dans la rosée des petites choses, le cour retrouve son petit matin et ainsi il s'en trouve rafraîchi.

# Posté le mardi 03 octobre 2006 08:18

...Nostalgie...

...Nostalgie...
Il existe près d'une plage de Flandre, entre De Haan et Ostende, une maison entre mer et dunes... J'y retourne comme en pélérinage, les soirs de coeur pas sage, voyage en pays d'absurdie, quand l'esprit se fait nostalgie...

Devant l'entrée du jardin un panneau “propriétée privée, défense d'entrer”... le vieux portail rouillé est à moitié arraché, preuve que quelques vandales sont venus souiller cet espace, qui résonnait autrefois de rires... qu'importe, cela n'a aucune importance, nul ne trouverait dans cet endroit ce que j'y retrouve moi...

Et de me faufiler entre les grilles déformées... le jardin est magnifique, la nature sauvage essaye de reprendre le dessus sur les plantations trop sages... les coquelicots et les ronces se disputent l'espace, quoi de plus beau qu'un chardon en fleur ? Contre le mur, la glycine résiste vaillament, partageant son espace avec les roses trémières qui de leurs fleurs généreuses dissimulent aux yeux des intrus les clés cachées là pour toi....

Je m'avance dans ce jardin, le sentier disparaît presque sous les herbes folles, cela ajoute un charme désuet... mes pensées sont pleines de toi... je sais qu'un jour ici tu me rejoindras...

Au bruit des vagues, à l'odeur du vent, je sens la marée montante... bientôt, tout à l'heure, j'irai sur la plage, pour écouter les vagues me parler de toi... tantôt, bientôt...

Mais avant, m'approcher du seuil, ces quelques marches qui mènent à l'entrée... pierres bleues, dures et froides, aux angles polis par le temps... pierres douces sous le soleil, mais tellement glissantes par temps de pluie...

et juste avant d'ouvrir la porte, je me retourne... je vois le jardin, puis la barrière, et la plage qui impudique me montre son sable lisse, tel un ventre de vierge... et les vagues qui viennent mourrir dessus, sans un cri....

Mais mon regard se porte plus loin, vers la mer... vers l'océan...

vers toi...

# Posté le mercredi 04 octobre 2006 06:20

...Jardin d'une Vie...

...Jardin d'une Vie...
Dans un champ soleil, par la nature envahi,
Se trouvent les vestiges d'une gloire passée,
Brûlé par l'été, un bol d'or et d'argent gît
Encerclé par les ronces, le métal est brisé.

Au printemps de sa vie, ce jardin était libre,
Le bol étant entier, déversait à grands flots,
La joie et la gaieté, et le bonheur de vivre,
Sans penser, sans compter, insouciant, jeune et beau.

Il oubliait le jour ou il devra payer,
Le jardin recoltant ce qu'il aura semé,
L'automne balayera le bol sous les eaux.

Sur le champs tombera l'ultime consolateur,
L'hiver rendra au bol une nouvelle splendeur,
Dans un diamant de glace a l'implacable étau.

# Posté le mercredi 04 octobre 2006 08:23